BTP en 2025 : que révèlent les nouveaux chiffres de l’Urssaf ?
Les chiffres clés du BTP en 2025 publiés par l’Urssaf permettent de mesurer le poids considérable du bâtiment et des travaux publics dans l’économie française. Construction, rénovation, plomberie, électricité, chauffage, menuiserie, travaux publics, derrière le terme « BTP » se cache une multitude de métiers et d’entreprises aux profils très différents.
Les dernières données publiées par l’Urssaf et relayées le 21 septembre 2026 par Batiweb permettent justement de prendre la mesure du secteur. Environ 2 millions de personnes travaillaient dans le BTP en France en 2025.
Ce chiffre impressionnant n’est pourtant que la partie la plus visible du bilan.
L’étude met également en évidence le poids du second œuvre, la place importante des travailleurs indépendants, la prédominance des petites entreprises, mais aussi le recours à l’alternance et certaines fragilités économiques.
Pour une entreprise comme AER, ces données ont une résonance particulière. Pompe à chaleur, climatisation, solaire, photovoltaïque ou amélioration énergétique des maisons. La transition énergétique repose elle aussi sur des professionnels capables de conseiller, dimensionner, installer et suivre les équipements.
Alors, à quoi ressemble réellement le BTP français en 2025 ?
Décryptage des principaux chiffres.
2 millions de personnes travaillent dans le BTP en France
C’est le premier chiffre à retenir.
Selon le bilan présenté par l’Urssaf, environ 2 millions de personnes travaillent dans le secteur du BTP.
Dans le détail, on compte :
- 1,6 million de salariés.
- 419 000 travailleurs indépendants.
- Parmi ces indépendants, 208 000 sont auto-entrepreneurs.
Les salariés du BTP représentent ainsi 7,9 % des effectifs salariés du secteur privé selon les données présentées.
Autrement dit, près d’un salarié du privé sur douze travaille dans ce vaste univers professionnel.
| Indicateur | Chiffre 2025 |
| Personnes travaillant dans le BTP | Environ 2 millions |
| Salariés | 1,6 million |
| Part des salariés privés | 7,9 % |
| Travailleurs indépendants | 419 000 |
| Dont auto-entrepreneurs | 208 000 |
| Déclarations d’embauche | 730 000 |
| Salariés en CDI | 1,35 million |
| Alternants | 115 000 |
Ces données montrent immédiatement une particularité du bâtiment. Le secteur associe un salariat très développé à un écosystème important d’artisans, d’entrepreneurs et d’indépendants.
Cette forte présence des non-salariés n’est d’ailleurs pas nouvelle. Dans son édition 2025 consacrée à l’emploi et aux revenus des indépendants, l’Insee constatait déjà que les non-salariés occupaient une place particulièrement importante dans la construction.
Le second œuvre concentre la majorité des emplois du BTP
Lorsqu’on parle du BTP, l’image du gros chantier de construction vient souvent immédiatement à l’esprit.
Pourtant, les chiffres racontent une histoire plus nuancée.
939 000 salariés dans le second œuvre
Parmi les salariés du secteur, la répartition publiée est la suivante :
- 939 000 salariés dans le second œuvre.
- 351 000 dans le gros œuvre.
- 286 000 dans les travaux publics.
Le second œuvre occupe donc une place centrale dans l’emploi du bâtiment.
Ce n’est pas vraiment surprenant lorsqu’on regarde la diversité des activités concernées.
On y retrouve notamment de nombreux métiers liés à :
- L’électricité.
- La plomberie.
- Le chauffage.
- La menuiserie.
- La peinture.
- Les revêtements.
- Les équipements techniques.
- L’aménagement et la rénovation des bâtiments.
Cette diversité permet de mieux comprendre pourquoi le second œuvre représente un tel volume d’emplois.
Les indépendants sont également très présents dans le second œuvre
Le phénomène ne concerne pas seulement les salariés.
Parmi les indépendants recensés par l’étude :
- 322 000 travaillent dans le second œuvre.
- 74 000 dans le gros œuvre.
- 21 000 dans les travaux publics.
Le second œuvre représente donc de très loin le principal sous-secteur pour les indépendants du BTP.
Cette structure est cohérente avec la réalité du terrain. De nombreuses activités peuvent être exercées par de petites structures spécialisées, parfois constituées de quelques salariés seulement.
Le BTP français reste un secteur de petites entreprises
Autre enseignement important, derrière les grands groupes de construction connus du grand public se trouve une multitude de petites entreprises.
90 % des entreprises du BTP emploient moins de 10 salariés, selon les chiffres présentés par l’Urssaf.
Ce chiffre permet de comprendre une grande partie du fonctionnement du secteur.
Le BTP repose largement sur un tissu local composé d’artisans, de TPE et de PME.
Une entreprise du bâtiment peut ainsi réunir une petite équipe très spécialisée intervenant sur un territoire précis.
Pourquoi cette structure est-elle importante ?
Parce qu’elle rapproche les professionnels des clients et des chantiers.
Dans le domaine de la rénovation d’une maison, un projet peut par exemple nécessiter différentes compétences, étude du logement, chauffage, électricité, plomberie, couverture, solaire ou encore mise en service d’équipements.
Cette organisation implique également un enjeu majeur, la coordination et la qualification des intervenants.
Pour le particulier, le choix d’un professionnel ne doit donc pas se limiter à la taille de l’entreprise.
L’expérience, les qualifications nécessaires, la qualité de l’étude préalable, les assurances, les références et la clarté du devis sont autant d’éléments à examiner.
Le Conseil de AER : avant de confier un projet de rénovation énergétique à une entreprise, vérifiez les prestations réellement incluses dans le devis, les caractéristiques des équipements proposés ainsi que les qualifications nécessaires pour les travaux envisagés.
Le BTP reste encore très majoritairement masculin
Le bilan permet également d’observer la répartition femmes-hommes.
En 2025, 86 % des travailleurs du BTP sont des hommes, contre 55 % dans l’ensemble du secteur privé selon les données rapportées par Batiweb.
Le secteur reste donc fortement masculin.
Cela ne signifie évidemment pas que les métiers du bâtiment se limitent aux fonctions directement exercées sur chantier.
Un projet mobilise également des compétences commerciales, administratives, techniques, logistiques, financières, numériques et marketing.
La diversification des profils représente ainsi un enjeu pour un secteur qui doit simultanément renouveler ses compétences et accompagner les transformations techniques du bâtiment.
Quels salaires dans le BTP en 2025 ?
La question des rémunérations révèle également d’importantes différences.
Le salaire moyen brut dans le BTP atteint 2 530 euros, contre 3 060 euros pour l’ensemble du secteur privé, selon les chiffres présentés.
Mais cette moyenne doit être interprétée avec prudence.
Pourquoi ?
Parce que le BTP rassemble des professions aux niveaux de qualification et de responsabilité extrêmement différents.
Des écarts importants selon les fonctions
Les données citées indiquent notamment un salaire brut moyen de :
- 1 700 € pour un ouvrier non qualifié.
- 4 500 € pour un ingénieur.
- 5 400 € pour un cadre et commercial d’entreprise.
La moyenne globale masque donc des écarts considérables.
Les niveaux de rémunération peuvent notamment évoluer en fonction de l’expérience, de la spécialisation, des responsabilités exercées et du métier.
Les auto-entrepreneurs occupent une place importante dans le bâtiment
Sur les 419 000 indépendants comptabilisés dans le BTP, 208 000 sont auto-entrepreneurs.
Cela représente pratiquement la moitié des indépendants recensés dans ce bilan.
Le revenu annuel moyen indiqué pour les auto-entrepreneurs du BTP s’élève à 10 310 euros, contre 7 710 euros pour la moyenne nationale des auto-entrepreneurs.
Il faut néanmoins éviter d’interpréter directement ce montant comme l’équivalent d’un salaire annuel.
Le statut d’indépendant obéit à une logique différente du salariat et peut notamment être exercé dans certaines situations en complément d’une autre activité.
Les statistiques relatives aux indépendants nécessitent donc de tenir compte du périmètre et de la définition retenus. Les jeux de données de l’Urssaf distinguent notamment les indépendants classiques et les micro-entrepreneurs.
730 000 déclarations d’embauche dans le BTP en 2025
Le bilan de l’Urssaf apporte également des informations intéressantes sur le recrutement.
730 000 déclarations d’embauche ont été réalisées dans le BTP en 2025.
Mais le chiffre le plus intéressant concerne peut-être la nature des contrats.
1,35 million de salariés travaillent en CDI
Le CDI reste très largement majoritaire dans le BTP.
Le secteur compte 1,35 million de salariés en CDI.
Les CDD ne représentent que 5 % des contrats, contre 8 % tous secteurs confondus, selon le bilan.
Cette prédominance du CDI montre l’importance des compétences durables pour les entreprises du bâtiment.
Former un professionnel à des équipements, des techniques, des procédures de sécurité ou des méthodes d’installation représente un investissement.
Conserver les compétences au sein de l’entreprise devient donc stratégique.
115 000 alternants : la formation au cœur du BTP
Voilà un autre chiffre particulièrement intéressant. 115 000 alternants travaillent dans le BTP.
Les alternants représentent 7 % des effectifs, contre 5 % en moyenne selon les données rapportées.
Pourquoi l’alternance occupe-t-elle une telle place ?
Parce que le bâtiment reste un secteur dans lequel la transmission des compétences et l’expérience pratique sont essentielles.
Les formations permettent d’acquérir les bases techniques. Le terrain permet ensuite de confronter ces connaissances aux réalités des chantiers.
Cette logique devient d’autant plus importante que les technologies évoluent.
Pompes à chaleur, photovoltaïque, systèmes de régulation, batteries, pilotage énergétique : la rénovation énergétique fait apparaître de nouvelles compétences à l’intersection du chauffage, de l’électricité et du numérique.
Pour les entreprises, former aujourd’hui permet donc aussi de préparer les compétences nécessaires demain.
Des chiffres qui révèlent aussi les fragilités économiques du BTP
Un secteur peut employer énormément de personnes tout en traversant des difficultés.
C’est l’un des enseignements à retenir du bilan 2025.
Selon les données rapportées, le taux d’impayés atteint 4,20 % dans le BTP, contre 0,91 % en moyenne dans le secteur privé.
L’écart est significatif.
Le bilan fait également ressortir le poids du BTP dans les défaillances : le secteur représente 24 % des défaillances d’entreprises employeuses et 28 % de celles des indépendants dans les données présentées.
En volume, cela correspond à :
- 15 100 défaillances d’entreprises employeuses.
- 4 300 défaillances d’indépendants en 2025.
Ces données rappellent une réalité essentielle. L’importance économique d’un secteur ne signifie pas que toutes ses entreprises évoluent dans un environnement simple.
Le BTP face à un autre défi : la sécurité au travail
Les données de l’Urssaf permettent d’analyser l’emploi et la situation des entreprises. Mais comprendre le BTP nécessite également de regarder les conditions de travail.
Sur ce point, les données publiées par l’Assurance Maladie rappellent que le secteur demeure particulièrement exposé aux accidents du travail et aux maladies professionnelles.
Le BTP représente plus de 8 % des salariés du régime général, tandis que les accidents du travail et maladies professionnelles conduisent chaque année à environ 8 millions de journées de travail perdues dans le secteur.
L’Assurance Maladie estime que cela correspond à l’équivalent de 36 000 emplois à temps plein et à plus d’un milliard d’euros de cotisations AT/MP.
Ces chiffres soulignent l’importance de la prévention, de la formation et du respect des procédures de sécurité.
Rénovation énergétique : une transformation des métiers du bâtiment
Au-delà des statistiques d’emploi, le BTP connaît une transformation profonde.
La rénovation des bâtiments et la recherche d’une meilleure efficacité énergétique font évoluer les compétences nécessaires.
Dans une maison individuelle, améliorer les performances énergétiques peut nécessiter de travailler sur différents postes :
- Isolation.
- Chauffage.
- Production d’eau chaude.
- Ventilation.
- Régulation.
- Production photovoltaïque.
- Stockage de l’électricité.
- Optimisation des consommations.
Le professionnel ne peut donc plus seulement connaître son équipement.
Il doit comprendre comment cet équipement interagit avec le bâtiment.
Prenons une pompe à chaleur air/eau.
Sa performance ne dépend pas uniquement de la machine installée. Le dimensionnement, les besoins thermiques, l’isolation, les températures d’eau nécessaires et les émetteurs de chauffage jouent également un rôle.
Même logique pour le photovoltaïque.
Une installation doit tenir compte de la toiture, de l’exposition, de la consommation électrique du foyer et de ses habitudes.
La compétence devient donc aussi importante que l’équipement
C’est un point essentiel pour les particuliers.
Deux entreprises peuvent proposer un équipement similaire, mais la qualité finale du projet dépendra aussi de l’étude, du dimensionnement, de l’installation et du suivi.
Ce que les chiffres du BTP 2025 signifient pour les particuliers
À première vue, connaître le nombre de salariés ou d’indépendants du BTP peut sembler assez éloigné des préoccupations d’un propriétaire.
En réalité, ces statistiques donnent plusieurs enseignements utiles.
1. Le secteur rassemble une multitude d’acteurs
Avec deux millions de professionnels et une majorité de petites entreprises, l’offre est très fragmentée.
Comparer les entreprises est donc indispensable.
2. Tous les métiers ne sont pas interchangeables
Le bâtiment regroupe des spécialisations très différentes.
Un projet énergétique nécessite des compétences précises.
3. Les qualifications ont une vraie importance
Dans certains projets, notamment lorsqu’une aide publique est sollicitée, le recours à un professionnel répondant aux critères requis peut être indispensable.
4. La solidité de l’entreprise compte
Les statistiques de défaillances et d’impayés rappellent qu’il est utile de vérifier sérieusement son interlocuteur avant d’engager des travaux importants.
5. La rénovation énergétique demande une approche globale
Changer un équipement sans analyser le bâtiment peut conduire à une solution inadaptée.
Le bon produit ne suffit pas, il faut également une bonne étude et une bonne installation.
Comment bien choisir une entreprise pour ses travaux énergétiques ?
Avant de vous engager, prenez le temps de vérifier plusieurs points.
Demandez notamment :
- Une description précise des travaux.
- Les références exactes des équipements.
- Les puissances proposées.
- Les garanties.
- Les qualifications nécessaires.
- Les assurances professionnelles.
- Les modalités de suivi.
- Les conditions de paiement.
- Les performances attendues.
Méfiez-vous également des promesses d’économies extrêmement précises lorsqu’aucune étude sérieuse de votre logement n’a encore été réalisée.
Le Conseil de AER : un projet énergétique sérieux commence par l’analyse de la maison et de ses besoins, pas par la vente immédiate d’un équipement.
Conclusion : derrière les 2 millions de professionnels du BTP, un secteur essentiel en pleine évolution
Le bilan du BTP en 2025 donne une image particulièrement instructive du secteur.
Avec 2 millions de personnes, dont 1,6 million de salariés et 419 000 indépendants, le bâtiment et les travaux publics occupent une place considérable dans l’emploi privé français.
Le second œuvre domine largement les effectifs, les petites entreprises constituent l’essentiel du tissu économique et l’alternance occupe une place supérieure à la moyenne.
Mais les données révèlent également les défis du secteur,: disparités salariales, impayés, défaillances d’entreprises, sécurité au travail et nécessité de maintenir des compétences adaptées aux évolutions techniques.
Pour la rénovation énergétique, cette question des compétences devient particulièrement stratégique.
Installer une pompe à chaleur, une climatisation réversible ou des panneaux photovoltaïques ne consiste pas simplement à poser un équipement. Il faut comprendre le logement, dimensionner la solution et construire un projet cohérent.
C’est précisément cette approche qu’AER défend auprès des propriétaires de maisons, partir des besoins réels du logement pour proposer une solution énergétique adaptée.
Résumé : 5 chiffres clés à retenir
- 2 millions de personnes travaillent dans le BTP en 2025.
- Le secteur compte 1,6 million de salariés et 419 000 indépendants.
- 90 % des entreprises du BTP comptent moins de 10 salariés.
- Le secteur compte 115 000 alternants.
- 730 000 déclarations d’embauche ont été enregistrées en 2025.
Vous avez un projet de rénovation énergétique ?
Derrière chaque installation réussie se trouvent une étude, des compétences techniques et des professionnels qualifiés.
Vous envisagez une pompe à chaleur, une climatisation réversible, une installation photovoltaïque, une batterie ou une autre solution pour améliorer les performances énergétiques de votre maison ?
AER vous accompagne dans l’étude de votre projet, le choix des solutions adaptées et les différentes étapes nécessaires à sa réalisation.
Contactez notre équipe pour étudier votre projet et déterminer les solutions réellement adaptées à votre maison.
