Se préparer à l’hiver : 5 points à vérifier avant de remettre son chauffage en route

Les journées raccourcissent, les températures commencent à baisser et une question revient dans de nombreux foyers. Est-il déjà temps de remettre le chauffage en route ?

Après plusieurs mois sans fonctionner, remettre son installation en marche sans aucune vérification n’est pas toujours la meilleure idée. Radiateurs qui chauffent mal, réglages oubliés depuis l’hiver précédent, programmation inadaptée ou encore installation qui montre des signes de faiblesse. Certaines petites anomalies peuvent rapidement se transformer en inconfort lorsque le froid s’installe.

Et l’enjeu ne concerne pas uniquement le confort.

Le chauffage représente une part importante de la consommation énergétique d’un logement.

Quelques vérifications simples avant l’hiver permettent donc de partir sur de bonnes bases.

L’objectif n’est pas de démonter soi-même son système de chauffage ni d’intervenir sur des éléments techniques qui nécessitent un professionnel. Il s’agit plutôt de contrôler son installation, d’identifier les éventuelles anomalies et d’adopter les bons réglages avant les premiers grands froids.

Voici les 5 points à vérifier avant de remettre votre chauffage en route.

1. Vérifier l’état général de son système de chauffage

La première vérification est aussi la plus évidente. Observer son installation avant de la remettre en fonctionnement.

Après plusieurs mois d’arrêt ou d’utilisation limitée, prenez quelques minutes pour regarder votre équipement.

Selon votre installation, il peut s’agir d’une chaudière, d’une pompe à chaleur air/eau, d’une pompe à chaleur air/air ou d’un autre générateur.

L’objectif est notamment de repérer rapidement quelque chose d’inhabituel :

  • un message d’erreur.
  • un voyant anormal.
  • une fuite visible.
  • un bruit inhabituel lors du démarrage.
  • un équipement qui ne démarre pas normalement.
  • une unité extérieure encombrée.
  • un radiateur qui reste froid.

Une anomalie constatée en septembre ou en octobre est généralement beaucoup moins problématique qu’une panne découverte au premier épisode de froid.

Pourquoi anticiper avant l’hiver ?

Imaginez une maison dans laquelle le chauffage n’a pas fonctionné depuis plusieurs mois.

Le premier matin vraiment froid arrive. Toute la famille se réveille, la température intérieure a fortement baissé et le chauffage est remis en fonctionnement.

C’est précisément à ce moment-là qu’un dysfonctionnement devient particulièrement gênant.

Anticiper permet donc de tester l’installation dans de bonnes conditions, avant d’en avoir réellement besoin en permanence.

Le Conseil de AER : effectuez une première remise en route suffisamment tôt pour observer le comportement de votre installation. Si vous constatez une anomalie persistante, faites là contrôler par un professionnel plutôt que d’attendre les premiers grands froids.

2. Contrôler les radiateurs et les émetteurs de chaleur

Avoir un générateur qui fonctionne correctement ne suffit pas.

Encore faut-il que la chaleur soit correctement distribuée dans la maison.

Si votre logement possède un chauffage central avec des radiateurs à eau, profitez de la période précédant l’hiver pour vérifier leur fonctionnement.

Pourquoi un radiateur peut-il chauffer de manière irrégulière ?

De l’air peut notamment être présent dans le circuit.

Vous pouvez alors constater qu’un radiateur :

  • chauffe davantage en bas qu’en haut.
  • présente certaines zones froides.
  • émet des bruits d’écoulement.
  • met beaucoup de temps à chauffer.

Une purge peut alors être nécessaire selon l’installation.

Elle permet d’évacuer l’air présent dans les radiateurs afin que l’eau puisse circuler correctement.

Attention toutefois, la procédure dépend de votre installation. En cas de doute, mieux vaut consulter la documentation du fabricant ou demander conseil à un professionnel.

Ne cachez pas vos radiateurs

Un autre problème est beaucoup plus simple à corriger.

Un canapé, un meuble imposant ou un rideau épais placé directement devant un radiateur peut perturber la diffusion de la chaleur dans la pièce.

L’objectif n’est donc pas uniquement de produire de la chaleur, mais aussi de lui permettre de se diffuser correctement dans l’habitation.

Pour les logements équipés de robinets thermostatiques, ceux-ci permettent également d’adapter la température pièce par pièce. Il est rappellé qu’ils peuvent compléter un thermostat d’ambiance pour améliorer la régulation du chauffage.

3. Nettoyer les équipements accessibles avant leur remise en route

Quelques mois suffisent pour que la poussière et les saletés s’accumulent autour de certains équipements.

Avant l’hiver, un nettoyage des éléments accessibles et prévus pour être entretenus par l’utilisateur peut donc être pertinent.

Attention, il ne s’agit évidemment pas d’ouvrir une chaudière, une pompe à chaleur ou un appareil contenant des composants électriques ou frigorifiques.

Les interventions techniques doivent être réservées aux professionnels compétents.

En revanche, vous pouvez vérifier l’environnement immédiat de votre installation.

Pour une pompe à chaleur

Si vous possédez une pompe à chaleur air/eau ou air/air, regardez notamment l’unité extérieure.

Elle doit pouvoir échanger correctement avec l’air extérieur.

Assurez-vous donc qu’elle n’est pas entourée de feuilles mortes, de végétation trop dense ou d’objets qui pourraient gêner la circulation de l’air.

Ne démontez cependant jamais l’appareil pour effectuer un nettoyage interne vous-même.

Pour les radiateurs

La poussière peut également s’accumuler autour et derrière les radiateurs.

Un nettoyage accessible permet notamment de conserver une installation propre avant la saison de chauffe.

Pour une climatisation réversible

Si votre logement utilise une pompe à chaleur air/air, souvent appelée climatisation réversible, certains filtres nécessitent un entretien périodique conformément aux recommandations du fabricant.

La fréquence et la méthode dépendent de l’équipement.

Conseil : utilisez toujours la notice du fabricant comme référence pour l’entretien courant. Dès qu’une intervention nécessite d’ouvrir ou de démonter une partie technique de l’appareil, faites appel à un professionnel.

4. Vérifier la température et la programmation du chauffage

Un chauffage performant mal réglé peut consommer inutilement.

C’est pourquoi la quatrième vérification concerne le thermostat et la programmation.

Après plusieurs mois sans chauffage, il est facile d’oublier les réglages utilisés l’hiver précédent.

Horaires de travail modifiés, télétravail, enfants désormais absents certains jours, nouvelles habitudes. La programmation qui était pertinente l’année dernière ne l’est peut-être plus aujourd’hui.

Adapter le chauffage à l’occupation réelle du logement

L’idée est simple : il n’est généralement pas nécessaire de maintenir exactement la même température dans toutes les pièces et à toutes les heures.

Il est recommandé notamment d’adapter les températures aux pièces et à leur occupation : 19 à 21 °C dans le séjour en journée, environ 16 à 17 °C la nuit, et une température plus élevée dans la salle de bains lorsqu’elle est utilisée.

Il est recommandé également d’utiliser la programmation pour adapter le chauffage aux périodes de présence et d’absence.

Un degré peut faire une vraie différence

Il est indiqué qu’une différence de réglage de 1 °C peut représenter environ 7 % d’économies d’énergie.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faut vivre dans une maison inconfortable.

L’objectif est plutôt d’éviter de chauffer inutilement.

Par exemple, maintenir une pièce vide à une température élevée pendant toute la journée n’apporte aucun confort supplémentaire aux occupants, puisqu’ils ne sont pas présents.

Un thermostat programmable permet justement d’anticiper les périodes d’occupation et de réduire la température lorsque cela est pertinent.

Exemple concret

Une famille quitte son domicile à 8 h et rentre vers 18 h.

Plutôt que de conserver la même consigne pendant dix heures, une programmation adaptée peut réduire le chauffage pendant l’absence puis faire remonter progressivement la température avant le retour des occupants.

Le bénéfice est double, maintenir le confort lorsque la maison est occupée tout en évitant de chauffer inutilement lorsqu’elle ne l’est pas.

5. Vérifier si votre logement conserve correctement la chaleur

Le dernier point dépasse le système de chauffage lui-même.

Car même le meilleur équipement aura plus de difficultés à maintenir une température confortable si la chaleur produite s’échappe rapidement du logement.

Avant l’hiver, observez donc également le comportement thermique de votre maison.

Avez-vous une sensation de courant d’air près de certaines fenêtres ?

Certaines pièces refroidissent-elles beaucoup plus rapidement que d’autres ?

Les murs sont-ils particulièrement froids ?

Votre chauffage fonctionne-t-il longtemps sans parvenir à atteindre la température souhaitée ?

Ces symptômes peuvent avoir différentes causes et méritent d’être analysés.

Dans un logement mal isolé, la chaleur peut s’échapper par le toit, les murs, les portes, les fenêtres et le sol.

Fermer les volets lorsque la nuit tombe

Les gestes simples ont également leur importance.

Lorsque les températures extérieures diminuent, fermer les volets et les protections nocturnes contribue à limiter les échanges thermiques au niveau des fenêtres.

De la même manière, fermer les portes donnant sur des pièces peu ou non chauffées peut éviter de chauffer inutilement certains volumes. Une approche associant, lorsque cela est pertinent, isolation, chauffage et ventilation permet d’assurer une rénovation énergétique plus cohérente et performante.

Mais si votre maison reste difficile à chauffer malgré de bonnes habitudes et un système correctement réglé, le problème mérite d’être étudié plus largement.

Quand les vérifications ne suffisent plus : faut-il changer de chauffage ?

Faire les bonnes vérifications permet d’améliorer l’utilisation d’une installation existante.

Mais cela ne transforme pas un système ancien en équipement moderne.

Si votre chauffage présente régulièrement des problèmes, si votre confort reste insuffisant ou si vos consommations sont importantes, il peut être pertinent d’étudier une évolution de l’installation.

C’est ici que la réflexion doit devenir globale.

La pompe à chaleur air/eau

La pompe à chaleur air/eau récupère une partie de l’énergie présente dans l’air extérieur pour produire de la chaleur et alimenter un circuit de chauffage à eau.

Elle peut notamment être étudiée dans certains projets de remplacement d’une ancienne chaudière.

Mais une pompe à chaleur ne doit pas être choisie uniquement à partir de la surface du logement.

Le dimensionnement doit notamment tenir compte :

  • des caractéristiques thermiques de la maison.
  • de sa localisation.
  • des déperditions.
  • des émetteurs existants.
  • des températures d’eau nécessaires.
  • des besoins du foyer.

C’est pourquoi une étude sérieuse du logement est indispensable avant de sélectionner un équipement.

Chauffage et photovoltaïque : penser également à l’énergie produite par la maison

La réflexion énergétique peut aller plus loin.

Une maison équipée de panneaux photovoltaïques peut produire une partie de sa propre électricité pendant les périodes d’ensoleillement.

Lorsqu’un logement possède également une pompe à chaleur, une partie de la production photovoltaïque peut contribuer aux consommations électriques de celle-ci lorsque production et consommation coïncident.

Cela ne signifie pas qu’une installation photovoltaïque rend automatiquement le chauffage autonome.

Mais cela permet d’envisager le logement comme un système énergétique global plutôt que comme une succession d’appareils indépendants.

C’est également cette approche qu’AER privilégie. Partir des caractéristiques de la maison et des besoins de ses occupants avant de déterminer les solutions pertinentes.

Le bon chauffage commence aussi par le bon logement

Une erreur fréquente consiste à penser que remplacer le chauffage résoudra automatiquement tous les problèmes de confort.

Ce n’est pas toujours le cas.

Une maison présentant d’importantes déperditions continuera à perdre de la chaleur, même avec un générateur performant.

Une approche associant, lorsque cela est pertinent, isolation, chauffage et ventilation permet d’assurer une rénovation énergétique plus cohérente et performante.

C’est pourquoi il faut distinguer deux situations.

Votre installation fonctionne correctement mais vos réglages sont mauvais ?
Une optimisation peut déjà améliorer la situation.

Votre installation est vieillissante et votre maison reste difficile à chauffer ?
Une étude plus globale devient pertinente.

Cette distinction permet d’éviter de remplacer un équipement sans avoir identifié la véritable origine du problème.

Préparer son chauffage avant l’hiver : les 5 points à retenir

Avant de remettre votre installation en fonctionnement quotidien, retenez ces cinq vérifications.

  1. Contrôlez l’état général du système de chauffage et recherchez les anomalies visibles.
  2. Vérifiez vos radiateurs et émetteurs pour vous assurer que la chaleur est correctement diffusée.
  3. Nettoyez les éléments accessibles et dégagez notamment les entrées et sorties d’air prévues à cet effet.
  4. Revoyez votre thermostat et votre programmation selon vos habitudes actuelles.
  5. Observez les déperditions de votre logement et adoptez les bons gestes pour conserver la chaleur.

Ces vérifications ne remplacent évidemment pas l’entretien réglementaire ou l’intervention d’un professionnel lorsque celle-ci est nécessaire.

Elles permettent surtout de ne pas attendre la première vague de froid pour découvrir un problème.

Conclusion : anticiper l’hiver plutôt que subir le froid

Préparer son chauffage avant l’hiver ne demande pas nécessairement de grands travaux.

Quelques contrôles effectués suffisamment tôt permettent déjà de détecter certaines anomalies, d’améliorer les réglages et de retrouver les bonnes habitudes avant la saison de chauffe.

Mais ces vérifications peuvent aussi révéler quelque chose de plus important, votre installation n’est peut-être plus adaptée aux besoins de votre maison.

Dans ce cas, il devient intéressant d’étudier le logement dans son ensemble.

Pompe à chaleur, régulation, photovoltaïque ou autres solutions de rénovation énergétique : le bon choix dépend avant tout de votre habitation, de vos équipements existants et de vos habitudes de consommation.

AER accompagne les propriétaires de maisons individuelles dans l’étude de leurs projets de rénovation énergétique et dans le choix de solutions adaptées à leur logement.

L’hiver se prépare avant que le froid ne s’installe.

Votre chauffage montre des signes de faiblesse ou vous souhaitez profiter de l’approche de l’hiver pour réfléchir à une installation plus performante ?

Contactez AER pour étudier votre projet et les solutions adaptées à votre maison.