MaPrimeRénov’ 2027 : fin des aides pour les pompes à chaleur, les CEE vont-ils compenser ?

À partir du 1er janvier 2027, les aides à l’installation des pompes à chaleur devraient connaître un changement majeur. Le gouvernement a annoncé la fin du double dispositif MaPrimeRénov’ et certificats d’économies d’énergie (CEE) pour les pompes à chaleur air/eau et géothermiques.

Une annonce qui soulève de nombreuses interrogations chez les propriétaires souhaitant remplacer leur ancienne chaudière au gaz ou au fioul.

Les aides financières vont-elles disparaître ? Les primes CEE seront-elles suffisantes pour compenser la suppression de MaPrimeRénov’ ? Les ménages modestes continueront-ils à bénéficier d’un accompagnement adapté ?

Le 15 octobre 2026, le gouvernement a présenté la deuxième phase de son plan national d’électrification, comprenant 17 nouvelles mesures destinées à accélérer la transition vers des équipements utilisant l’électricité.

Parmi ces mesures figure une réforme importante du financement des pompes à chaleur, avec un objectif annoncé, simplifier les démarches administratives et réduire les délais d’obtention des aides.

Cependant, une question essentielle reste en suspens : quel sera réellement le montant des primes CEE en 2027 ?

Chez AER – Agence des Énergies Renouvelables, nous accompagnons les propriétaires dans leurs projets de rénovation énergétique. Nous faisons le point sur cette réforme, les changements annoncés et les conséquences possibles pour les ménages.

MaPrimeRénov’ 2027 : pourquoi les aides aux pompes à chaleur vont-elles changer ?

Ce que le gouvernement a annoncé le 15 octobre 2026

La deuxième phase du plan d’électrification marque une nouvelle étape dans la politique de rénovation énergétique des logements français.

L’objectif du gouvernement est notamment d’accélérer le remplacement des systèmes de chauffage utilisant des énergies fossiles par des solutions électriques performantes.

Aujourd’hui, de nombreux propriétaires peuvent mobiliser plusieurs dispositifs pour financer l’installation d’une pompe à chaleur.

Parmi les principales aides figurent MaPrimeRénov’, distribuée par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), et les primes issues des certificats d’économies d’énergie.

Mais ce fonctionnement implique parfois plusieurs démarches, différents interlocuteurs et des délais de traitement importants.

Pour simplifier ce parcours, le gouvernement prévoit de mettre fin au double guichet pour les pompes à chaleur air/eau et géothermiques.

La mesure est annoncée pour le 1er janvier 2027.

Le ministère de l’Économie indique que cette simplification doit notamment supprimer un délai d’instruction pouvant atteindre trois mois dans le circuit actuel.

L’ambition affichée est donc de permettre aux ménages d’engager plus rapidement leurs projets de changement de chauffage.

MaPrimeRénov’ va-t-elle réellement disparaître en janvier 2027 ?

Il est important de distinguer deux situations.

MaPrimeRénov’ ne devrait pas disparaître intégralement au 1er janvier 2027.

La réforme annoncée concerne principalement le financement de certaines pompes à chaleur installées dans le cadre de travaux individuels.

Les pompes à chaleur air/eau et géothermiques seraient désormais soutenues par les certificats d’économies d’énergie, sans complément MaPrimeRénov’ dans ce parcours.

En revanche, le gouvernement prévoit de maintenir un accompagnement pour les rénovations d’ampleur.

Ces projets concernent des ensembles de travaux visant une amélioration significative de la performance énergétique d’un logement.

Ils peuvent notamment associer plusieurs interventions, telles que l’isolation, la ventilation et l’évolution du système de chauffage.

Le projet de budget 2027 prévoit ainsi de recentrer les missions de l’Anah sur les rénovations globales et certaines opérations concernant le logement collectif.

Il serait donc inexact d’affirmer que toutes les aides MaPrimeRénov’ prennent fin en janvier 2027.

Quelles pompes à chaleur sont concernées ?

La communication officielle du gouvernement cible expressément deux catégories d’équipements :

  • Les pompes à chaleur air/eau.

  • Les pompes à chaleur géothermiques.

La pompe à chaleur air/eau récupère les calories présentes dans l’air extérieur pour alimenter un circuit de chauffage hydraulique.

Elle peut notamment être utilisée pour remplacer une chaudière au gaz ou au fioul, sous réserve de vérifier sa compatibilité avec les caractéristiques du logement.

La pompe à chaleur géothermique exploite quant à elle l’énergie présente dans le sol ou les nappes souterraines, selon la technologie utilisée.

Ces deux solutions permettent de produire de la chaleur à partir d’une énergie renouvelable présente dans l’environnement, en utilisant de l’électricité pour fonctionner.

Les pompes à chaleur air/air ne sont pas explicitement visées par cette annonce de fin du double guichet.

Il ne faut donc pas appliquer automatiquement les mêmes règles à toutes les catégories de pompes à chaleur.

Pourquoi le gouvernement souhaite-t-il simplifier les aides ?

Le financement d’une rénovation énergétique peut représenter un véritable parcours administratif.

Un propriétaire doit souvent comprendre les conditions d’éligibilité, vérifier les caractéristiques techniques des équipements, constituer son dossier et attendre la confirmation des aides.

Lorsque plusieurs dispositifs sont mobilisés, les démarches peuvent devenir plus complexes.

Le gouvernement souhaite réduire ces difficultés en s’appuyant davantage sur les CEE pour les installations de pompes à chaleur concernées.

Cette réforme s’inscrit également dans une volonté d’accélérer l’électrification du chauffage résidentiel.

Le remplacement d’une ancienne chaudière fonctionnant aux énergies fossiles par une pompe à chaleur correctement dimensionnée peut contribuer à réduire la consommation d’énergie fossile du logement.

Cependant, simplifier les démarches ne garantit pas automatiquement une augmentation des aides.

C’est pourquoi le montant des futures primes CEE constitue aujourd’hui un sujet essentiel pour les propriétaires.

Quelles conséquences pour les propriétaires qui souhaitent changer leur chaudière ?

Pour les ménages envisageant de remplacer leur chaudière au gaz ou au fioul, la réforme pourrait modifier le plan de financement de leur projet.

Jusqu’à présent, certaines opérations pouvaient bénéficier d’un cumul entre MaPrimeRénov’ et les CEE.

À partir de 2027, dans le cadre annoncé pour les pompes à chaleur air/eau et géothermiques installées seules, le financement reposerait sur les primes CEE.

Cela signifie que les propriétaires devront porter une attention particulière au montant de la prime proposée.

Deux ménages réalisant des travaux similaires pourraient ne pas bénéficier du même soutien financier.

Les conditions de revenus, les caractéristiques du logement, l’équipement remplacé et les modalités du dispositif pourront influencer le montant obtenu.

Il est donc indispensable d’attendre les règles définitives avant d’annoncer un montant précis ou de garantir une prise en charge.

Les primes CEE pourront-elles compenser la suppression de MaPrimeRénov’ en 2027 ?

Qu’est-ce que le dispositif des certificats d’économies d’énergie ?

Les certificats d’économies d’énergie, généralement appelés CEE, constituent un mécanisme destiné à encourager les économies d’énergie.

Le dispositif repose sur des obligations imposées à certains vendeurs d’énergie, notamment les fournisseurs d’électricité, de gaz et de carburants.

Ces acteurs doivent contribuer à la réalisation d’économies d’énergie, directement ou en soutenant financièrement des opérations éligibles.

Pour les particuliers, ce mécanisme peut prendre la forme d’une prime destinée à réduire le coût de certains travaux.

Le remplacement d’un ancien système de chauffage par une pompe à chaleur performante peut notamment entrer dans le champ des opérations soutenues, sous réserve de respecter les critères applicables.

Les primes CEE ne sont donc pas un dispositif nouveau.

Elles jouent déjà un rôle important dans le financement de la rénovation énergétique.

Ce qui changerait en 2027, c’est leur place dans le financement de certaines installations de pompes à chaleur.

Pourquoi les CEE deviendraient-ils le principal financement des pompes à chaleur ?

La réforme annoncée prévoit de remplacer le fonctionnement à deux guichets par un parcours davantage centré sur les CEE.

L’objectif est de limiter les démarches nécessaires pour obtenir un soutien financier.

Pour le propriétaire, cela pourrait signifier un financement plus simple à comprendre et à mobiliser.

Mais la réussite de cette évolution dépendra aussi du niveau réel des aides proposées.

En effet, lorsqu’un ménage remplace une ancienne chaudière, la prime représente souvent une part importante de son budget.

Une diminution du soutien financier pourrait augmenter le reste à charge, même si les formalités administratives sont réduites.

À l’inverse, une prime CEE suffisamment élevée pourrait permettre de maintenir un accompagnement significatif.

À ce stade, il n’est pas possible d’affirmer que les CEE compenseront intégralement la disparition de MaPrimeRénov’ pour les installations concernées.

Cette question devra être réévaluée lorsque les barèmes et les conditions définitives seront connus.

Quels montants de primes CEE sont envisagés pour 2027 ?

C’est actuellement la principale interrogation des propriétaires.

Selon les informations publiées le 18 octobre 2026 par Selectra, les aides CEE moyennes annoncées pour l’installation d’une pompe à chaleur air/eau pourraient se situer entre 4 200 et 11 500 euros, selon les revenus du ménage.

Cependant, le média précise qu’aucun texte réglementaire définitif n’a encore été publié pour encadrer ces montants.

Ces chiffres doivent donc être considérés comme des indications provisoires, et non comme des barèmes officiels garantis.

Il serait prématuré de construire un devis définitif sur cette seule base.

Le montant réellement accordé pourra dépendre des critères retenus dans les futurs textes, ainsi que des conditions propres à l’offre CEE mobilisée.

Il est également important de rappeler que les primes peuvent varier d’une opération à l’autre.

Les ménages modestes seront-ils toujours accompagnés ?

Le niveau de revenus constitue déjà un critère important dans plusieurs mécanismes d’aide à la rénovation énergétique.

Les ménages aux ressources modestes peuvent, selon les dispositifs, bénéficier de bonifications destinées à réduire davantage leur reste à charge.

Dans le cadre de la réforme de 2027, le maintien d’un soutien adapté à ces ménages sera un point essentiel.

L’installation d’une pompe à chaleur représente en effet un investissement qui peut être difficile à financer pour certains foyers.

Même lorsque l’équipement permet de réduire la consommation d’énergie à long terme, le coût initial reste un obstacle.

La question n’est donc pas seulement de savoir si une prime CEE sera disponible.

Il faudra également vérifier son montant, les conditions pour en bénéficier et les possibilités de financement du reste à charge.

Tant que les règles définitives ne sont pas publiées, il serait imprudent d’annoncer que chaque catégorie de revenus conservera exactement le même niveau d’aide qu’en 2026.

Exemple concret : quel impact sur le reste à charge d’une pompe à chaleur ?

Prenons un exemple fictif afin de comprendre l’importance du montant des aides.

Un propriétaire souhaite remplacer sa chaudière au fioul par une pompe à chaleur air/eau.

Le coût total de son installation est estimé à 16 000 euros TTC.

Imaginons trois niveaux possibles de soutien financier :

Hypothèse illustrative Montant de l’aide Reste à charge
Aide de 4 000 € 4 000 € 12 000 €
Aide de 7 000 € 7 000 € 9 000 €
Aide de 10 000 € 10 000 € 6 000 €
Simulation pédagogique uniquement : ces montants ne constituent pas des barèmes CEE 2027 ni des promesses d'éligibilité.

Cet exemple montre à quel point le niveau des primes influence le financement d’une installation.

Une différence de quelques milliers d’euros peut modifier sensiblement le budget nécessaire.

C’est pourquoi les propriétaires doivent se méfier des annonces qui promettent dès aujourd’hui un montant garanti pour 2027.

Les primes CEE seront-elles identiques chez tous les fournisseurs ?

Pas nécessairement.

Les certificats d’économies d’énergie reposent sur un dispositif réglementé, mais les offres financières peuvent varier selon les acteurs et les modalités de valorisation des opérations.

Le montant dépend notamment des règles applicables, des caractéristiques du projet et des éventuelles bonifications.

Il est donc important de ne pas confondre le cadre réglementaire des CEE avec le montant commercial d’une prime proposée pour un dossier précis.

Pour comparer deux offres, il convient de vérifier les conditions d’obtention, le montant annoncé, les délais et les obligations administratives.

Une attention particulière doit être portée aux démarches à effectuer avant la signature d’un devis.

En matière de CEE, le respect de la chronologie du dossier peut être déterminant pour l’éligibilité.

Le financement sera-t-il plus rapide à partir de 2027 ?

La réduction des délais constitue l’un des objectifs annoncés par le gouvernement.

En supprimant le double guichet pour les pompes à chaleur concernées, les pouvoirs publics souhaitent éviter certaines étapes administratives liées à MaPrimeRénov’.

Le ministère de l’Économie évoque notamment la suppression d’un délai d’instruction de trois mois dans le parcours actuel.

Cette simplification pourrait permettre aux ménages de concrétiser plus rapidement leur changement de chauffage.

Il faut toutefois distinguer le délai d’instruction d’un dossier et le délai réel de versement d’une prime.

Les modalités précises de validation et de paiement des aides CEE devront être confirmées.

Il serait donc prématuré de promettre à tous les propriétaires un versement immédiat ou un délai identique pour chaque opération.

Installation d’une pompe à chaleur en 2027 : comment anticiper les changements ?

Faut-il installer sa pompe à chaleur avant le 31 décembre 2026 ?

Avec les changements annoncés pour janvier 2027, certains propriétaires pourraient envisager d’accélérer leur projet.

Cette réflexion est compréhensible, notamment lorsqu’un ménage dispose déjà d’un devis et souhaite connaître les aides mobilisables.

Cependant, il ne faut pas considérer automatiquement le 31 décembre 2026 comme une date limite universelle pour tous les dossiers.

Les règles applicables peuvent dépendre de la date de demande, de l’engagement des travaux, des conditions du dispositif et des éventuelles dispositions transitoires.

Les textes définitifs devront préciser la manière dont les dossiers engagés en 2026 seront traités lors du changement de réglementation.

Il est donc préférable de faire vérifier son dossier avant de signer un devis ou d’engager les travaux.

Pour les ménages qui disposent d’une chaudière vieillissante, il peut être pertinent de commencer dès maintenant l’étude technique de leur projet, sans attendre la publication des derniers barèmes.

Remplacer une chaudière au gaz ou au fioul : quels avantages ?

Au-delà des aides financières, le remplacement d’une chaudière doit être envisagé comme un investissement dans le confort et la performance énergétique du logement.

Une pompe à chaleur air/eau utilise les calories présentes dans l’air extérieur pour produire de la chaleur.

Contrairement à un chauffage électrique direct, elle peut fournir plusieurs unités de chaleur pour une unité d’électricité consommée, selon ses performances et ses conditions de fonctionnement.

Cette technologie peut donc permettre de réduire les consommations d’énergie nécessaires au chauffage par rapport à certaines installations anciennes.

Cependant, les économies réelles dépendent de nombreux facteurs : isolation, climat, dimensionnement, températures de chauffage, prix des énergies et habitudes des occupants.

Il serait incorrect de promettre une réduction identique de facture à tous les propriétaires.

Une maison bien isolée et équipée d’émetteurs adaptés peut présenter des résultats très différents d’une habitation ancienne, peu isolée et nécessitant une température d’eau élevée.

C’est pourquoi une étude préalable reste indispensable.

Pourquoi le dimensionnement d’une pompe à chaleur est-il essentiel ?

Le choix d’une pompe à chaleur ne doit pas reposer uniquement sur la surface du logement.

Deux maisons de 120 m² peuvent avoir des besoins thermiques très différents.

L’une peut être récente, correctement isolée et située dans une région au climat doux.

L’autre peut être ancienne, présenter d’importantes déperditions thermiques et être située dans une zone plus froide.

Le dimensionnement doit notamment tenir compte de la température extérieure de référence, des déperditions du bâtiment et des caractéristiques du circuit de chauffage.

Les radiateurs existants doivent également être étudiés.

Certains fonctionnent correctement avec une température d’eau relativement basse, tandis que d’autres nécessitent des températures plus élevées.

Ces différences influencent les performances de la pompe à chaleur.

Un équipement surdimensionné peut entraîner des cycles de fonctionnement inadaptés.

À l’inverse, une puissance insuffisante peut conduire à un recours excessif à l’appoint ou à des difficultés pour maintenir la température souhaitée.

L’objectif est donc de sélectionner un équipement cohérent avec les besoins réels du logement.

Quelles autres solutions de financement peuvent être étudiées ?

Même si les CEE doivent occuper une place centrale dans le financement des pompes à chaleur concernées en 2027, d’autres solutions peuvent être examinées selon la nature du projet.

L’éco-prêt à taux zéro, par exemple, peut permettre de financer certains travaux de rénovation énergétique éligibles.

Il s’agit d’un prêt dont les intérêts ne sont pas à la charge de l’emprunteur, dans les conditions prévues par la réglementation.

Il ne doit pas être confondu avec une subvention : le capital emprunté reste à rembourser.

Certaines collectivités territoriales peuvent également proposer des dispositifs locaux d’accompagnement, selon le territoire et les conditions applicables.

Enfin, les rénovations d’ampleur peuvent relever de parcours de financement distincts de celui d’une installation individuelle de pompe à chaleur.

Il est important d’étudier chaque projet dans son ensemble, sans supposer que toutes les aides sont automatiquement cumulables.

Les conditions applicables au moment de la demande doivent toujours être vérifiées.

Les rénovations d’ampleur resteront-elles soutenues en 2027 ?

Le gouvernement prévoit de recentrer MaPrimeRénov’ sur les projets de rénovation d’ampleur.

Cette orientation distingue davantage les travaux réalisés individuellement des rénovations comprenant plusieurs interventions complémentaires.

Une rénovation d’ampleur peut notamment associer l’amélioration de l’isolation, de la ventilation et du système de chauffage.

L’objectif est d’obtenir une amélioration significative de la performance énergétique du logement, selon les critères réglementaires applicables.

Le projet de budget 2027 prévoit de maintenir ce type d’accompagnement, même si les moyens budgétaires et les modalités d’accès restent susceptibles d’évoluer.

Pour les propriétaires, cela signifie qu’il sera particulièrement important de distinguer deux démarches, comme remplacer uniquement une chaudière ou engager une rénovation globale.

Ces opérations n’impliquent pas nécessairement les mêmes aides, les mêmes obligations ou les mêmes interlocuteurs.

Comment préparer son projet de pompe à chaleur sans attendre les nouveaux barèmes ?

L’incertitude concernant les aides de 2027 ne doit pas empêcher les propriétaires de préparer leur projet.

Au contraire, plusieurs démarches peuvent être réalisées en amont afin de disposer d’un dossier technique solide.

La première consiste à analyser l’installation de chauffage existante.

Il faut notamment identifier le type de chaudière, la consommation énergétique actuelle, les émetteurs de chaleur et les caractéristiques du logement.

Une étude des besoins thermiques permet ensuite de déterminer la puissance adaptée.

Le propriétaire peut également réfléchir aux améliorations complémentaires qui pourraient être pertinentes, notamment lorsque l’isolation est insuffisante.

Voici les principales étapes à anticiper :

  • Faire évaluer les besoins de chauffage de la maison.

  • Vérifier la compatibilité des radiateurs et du réseau hydraulique.

  • Identifier les équipements les plus adaptés.

  • Demander un devis détaillé.

  • Faire vérifier les aides disponibles à la date du projet.

  • Respecter les démarches préalables nécessaires à l’obtention des CEE.

  • Étudier le financement du reste à charge.

Une fois les règles définitives publiées, il sera alors plus simple d’actualiser le plan de financement.

Pourquoi faire appel à une entreprise RGE pour son installation ?

Le recours à une entreprise qualifiée constitue un élément important d’un projet de rénovation énergétique.

La qualification RGE, pour Reconnu Garant de l’Environnement, permet d’identifier des professionnels répondant à des exigences de qualification dans leur domaine.

Elle constitue également une condition d’accès à de nombreux dispositifs d’aide, selon les opérations concernées.

Mais au-delà de l’aspect administratif, la qualité de l’installation joue un rôle essentiel dans le fonctionnement d’une pompe à chaleur.

La sélection de l’équipement, le dimensionnement, les raccordements, les réglages et la mise en service influencent directement ses performances.

Une installation doit être adaptée aux caractéristiques du bâtiment et aux besoins des occupants.

Il est donc important de privilégier une étude technique personnalisée plutôt qu’une solution standardisée.

AER accompagne les propriétaires face aux évolutions des aides

Chez AER, nous savons que les changements réglementaires peuvent rendre les projets de rénovation énergétique difficiles à anticiper.

Entre MaPrimeRénov’, les CEE, l’éco-PTZ et les évolutions annoncées pour 2027, il n’est pas toujours simple de comprendre les financements disponibles.

Notre rôle est d’accompagner les propriétaires de maisons individuelles dans leur projet de remplacement de chauffage.

Nous étudions notamment les solutions de pompes à chaleur air/eau adaptées aux caractéristiques du logement et aux besoins du foyer.

Nous pouvons également accompagner les démarches administratives liées aux aides mobilisables, selon les conditions applicables au dossier.

L’objectif est de permettre aux propriétaires de disposer d’une vision claire de leur projet, de ses caractéristiques techniques et de son coût prévisionnel.

Les montants définitifs des CEE 2027 n’étant pas encore établis, toute estimation doit naturellement être actualisée lorsque les nouveaux textes seront publiés.

Conclusion : les CEE remplaceront-ils réellement MaPrimeRénov’ pour les pompes à chaleur ?

Le 1er janvier 2027 devrait marquer un changement important dans le financement des pompes à chaleur air/eau et géothermiques.

Avec la fin annoncée du double guichet MaPrimeRénov’ et CEE, le gouvernement souhaite simplifier les démarches et accélérer les projets de remplacement de chauffage.

Mais cette simplification soulève une interrogation majeure, les primes CEE permettront-elles de maintenir un niveau d’aide suffisant pour les propriétaires ?

À ce jour, il n’est pas possible de garantir une compensation intégrale de MaPrimeRénov’.

Des montants indicatifs circulent déjà, mais les règles définitives doivent encore être précisées.

Pour les ménages qui envisagent de remplacer une ancienne chaudière, le meilleur réflexe consiste donc à préparer leur projet technique et à vérifier les conditions de financement avant tout engagement.

Une pompe à chaleur correctement dimensionnée peut représenter une solution pertinente pour améliorer le confort et réduire la dépendance aux énergies fossiles.

Cependant, sa rentabilité dépend autant des performances de l’installation que du coût initial et des aides réellement obtenues.

Chez AER, nous continuerons à suivre les évolutions réglementaires afin d’accompagner les propriétaires dans leurs projets de transition énergétique.

Résumé : les 5 points clés à retenir

1. Le 1er janvier 2027, le financement des pompes à chaleur devrait évoluer. Le gouvernement annonce la fin du double guichet MaPrimeRénov’ et CEE pour les PAC air/eau et géothermiques.

2. MaPrimeRénov’ ne disparaît pas totalement. Le dispositif doit notamment continuer à soutenir les rénovations d’ampleur, selon les conditions applicables.

3. Les CEE deviendraient le principal dispositif de soutien aux PAC concernées. L’objectif annoncé est de simplifier les démarches et de réduire les délais.

4. Les montants définitifs des primes CEE 2027 restent incertains. Aucune compensation intégrale de la suppression de MaPrimeRénov’ ne peut être garantie.

5. Les propriétaires ont intérêt à anticiper leur projet. Une étude technique et une vérification des aides sont essentielles avant de s’engager.

FAQ : tout comprendre sur MaPrimeRénov’ et les CEE en 2027

1. MaPrimeRénov’ va-t-elle être supprimée en janvier 2027 ?

Non, pas dans son ensemble. Le gouvernement annonce la fin du double guichet MaPrimeRénov’ et CEE pour les installations individuelles de pompes à chaleur air/eau et géothermiques. Les rénovations d’ampleur doivent continuer à bénéficier d’un accompagnement spécifique.

2. Quelles aides seront disponibles pour une pompe à chaleur air/eau en 2027 ?

Le financement devrait principalement reposer sur les certificats d’économies d’énergie. Les conditions précises, les montants et les éventuelles bonifications devront être confirmés par les textes applicables.

3. Les CEE vont-ils compenser intégralement MaPrimeRénov’ ?

Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Le gouvernement annonce un changement de financement, mais aucun barème définitif ne permet actuellement de garantir que chaque ménage recevra une aide équivalente à celle de 2026.

4. Quel sera le montant des primes CEE pour une pompe à chaleur en 2027 ?

Des montants moyens indicatifs compris entre 4 200 et 11 500 euros ont été évoqués dans la presse spécialisée, selon les revenus. Ils ne constituent toutefois pas des barèmes réglementaires définitifs. Le montant réellement applicable devra être vérifié au moment du projet.

5. Faut-il installer sa pompe à chaleur avant la fin de l’année 2026 ?

Cela dépend de l’avancement du projet et des conditions d’aide applicables. Il est important de faire vérifier son dossier avant tout engagement, notamment pour connaître les règles de transition entre 2026 et 2027.

6. Peut-on toujours bénéficier de l’éco-PTZ pour financer une pompe à chaleur ?

L’éco-PTZ reste un dispositif distinct permettant de financer certains travaux de rénovation énergétique éligibles. Son utilisation et son éventuel cumul avec d’autres aides dépendent des conditions réglementaires applicables.

Votre projet de pompe à chaleur mérite une étude personnalisée

Vous envisagez de remplacer votre chaudière au gaz ou au fioul par une pompe à chaleur air/eau ?

Avec les changements annoncés pour 2027, il est essentiel de connaître les caractéristiques techniques de votre installation et les solutions de financement réellement accessibles.

Chez AER, nous vous accompagnons dans l’étude de votre projet de chauffage.

Nos équipes vous conseillent sur le choix d’un équipement adapté à votre maison, son dimensionnement et les démarches administratives associées aux aides disponibles.

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Et vous, pensez-vous que les primes CEE seront suffisantes pour compenser la disparition de MaPrimeRénov’ sur les installations de pompes à chaleur ? Partagez votre avis en commentaire !

Sources fiables :

https://www.economie.gouv.fr/actualites/lancement-de-la-seconde-phase-du-plan-delectrification

https://www.connaissancedesenergies.org/plan-electrification-17-nouvelles-mesures-pour-accelerer